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Architectures outsider

22 octobre – 13 décembre 2026, 12h–18h

Centre de design
Vernissage : 21 octobre 2026, 18h
exposition

Chercheuse et professeure à l’École de design de l’UQAM et artiste-architecte, Katherine Lapierre est fascinée par l’audace de ces créatrices et créateurs qui inventent en dehors des réflexes de sa propre discipline, une fascination qui nourrit aussi sa propre production artistique. Le Centre de design de l’UQAM réunit ces deux facettes de sa pratique, développées en parallèle, dans Architectures outsider, du 22 octobre au 13 décembre 2026. Le public pourra y découvrir vingt-cinq maquettes et quatre-vingt-seize dessins d’architecture imprimés en sérigraphie.

Un premier ensemble présente neuf maquettes d’architectures outsider, réalisées par des bâtisseuses et bâtisseurs autodidactes travaillant en dehors des normes professionnelles. Situées principalement au Québec et en France, ces constructions font partie d’un corpus dont la documentation a commencé dans le cadre de la thèse de doctorat de Katherine Lapierre. Certaines s’inscrivent dans la contre-culture des années 1970 ou dans la tradition de l’art brut, dont elle adapte l’équivalent anglais — Outsider Art, proposé par Roger Cardinal en 1972 — pour traduire l’expression de Jean Dubuffet : une architecture sans architecte, en marge des logiques de la discipline et des conventions établies.

Présentées au Centre de design pour la première fois, ces neuf maquettes synthétisent un long travail de relevés in situ, fondé sur des plans cotés, des photographies, des dessins techniques et des entretiens avec les bâtisseuses et bâtisseurs. Elles reposent sur des socles topographiques en bois qui restituent le paysage réel de chaque construction. 

En parallèle de ces relevés, Katherine Lapierre expose seize maquettes-sculptures de sa propre pratique artistique. Certaines sont influencées par son travail de relevé, d’autres naissent d’un dialogue direct avec des œuvres comme la Tour aux figures de Jean Dubuffet, l’Endless House de Friedrich Kiesler ou le Palais idéal du facteur Cheval. D’autres témoignent d’une fascination plus intime pour la matière élémentaire et les objets trouvés : une pierre, une bûche calcinée, une écaille de poisson en verre soufflé… Numérisées, puis modélisées par impression 3D, ces matières deviennent la matrice d’architectures imaginaires.

Les deux volets de la pratique de Katherine Lapierre sont délibérément entrelacés pour mettre en lumière le chevauchement entre analyse et invention, entre recherche et création. Seule leur présentation permet de les distinguer.

Un livret d’exposition présente des biographies détaillées des bâtisseuses et bâtisseurs autodidactes, des descriptions de projets, des plans de parcours ainsi que deux textes originaux : Animaux rêveurs à l’ouvrage de Daniel Canty et La mesure des songes de Nicolas Reeves.

Entrée libre, du mercredi au dimanche, de 12 h à 18 h.
Lien vers Centre de design.

Commissariat : Patrick Evans, directeur du Centre de design de l’UQAM
Conception graphique : Cécile Tousignant
Image : Plan sérigraphié, Villa Cap-aux-Corneilles, Katherine Lapierre